l’évolution des taux de crédit immobilier

Taux moyenMai 2026Juin 2026
Taux moyen à 10 ans3,02 %3,05 %
Taux moyen à 15 ans3,16 %3,22 %
Taux moyen à 20 ans3,30 %3,38 %
Taux moyen à 25 ans3,42 %3,48 %

Chez Finance Conseil, les meilleurs taux obtenus sont les suivants :

  • 10 ans → 2,90 %
  • 15 ans → 3,00 %
  • 20 ans → 3,10 %
  • 25 ans → 3,25 %

💡 La notion de “meilleur taux” correspond au 5 % des dossiers ayant obtenu les conditions les plus avantageuses.

La situation actuelle en un coup d’oeil

Les taux de crédit immobilier enregistrent une légère remontée en juin entre +0,03 et +0,08 point selon les maturités. Sur les durées les plus sollicitées, le taux moyen à 20 ans atteint désormais 3,38 % contre 3,30 % en mai, soit la hausse la plus marquée du mois. Le 25 ans s’établit à 3,48 % contre 3,42 % précédemment.

L’OAT française à 10 ans, après avoir frôlé les 4 % au cours des derniers mois, évolue désormais autour de 3,60 %, témoignant d’une relative stabilisation des marchés obligataires. Dans ce contexte, les banques poursuivent une politique commerciale active et continuent d’adapter leurs conditions de financement en fonction de la qualité des dossiers présentés. L’analyse des demandes de crédit demeure avant tout personnalisée et les taux affichés ne reflètent pas toujours les conditions réellement obtenues par les emprunteurs. Selon le profil, l’apport, le niveau de revenus et la qualité globale du dossier, il reste possible de négocier des conditions de financement jusqu’à 0,30 point inférieures aux barèmes annoncés.

FOCUS INVESTISSEMENT LOCATIF

L’investissement locatif peine à retrouver son dynamisme malgré les dispositifs de relance mis en place. Les données de l’APIC montrent que les projets locatifs, qui représentaient traditionnellement 18 à 20 % de l’activité des intermédiaires en crédit, ont été divisés par deux ces deux dernières années.

Pour autant, nos statistiques internes montrent les premiers signes d’un retour des investisseurs, dont la part est passée de 8 % en 2025 à 12 % depuis le début de l’année 2026. Cette amélioration demeure toutefois très insuffisante, les investisseurs restant confrontés à des prix d’acquisition élevés, des rentabilités sous pression et des conditions d’accès au crédit qui limitent leur capacité d’investissement. Les contraintes normatives du HCSF, en ce qu’elles imposent un niveau d’endettement limité à 35 % sans tenir compte du reste à vivre des ménages, constituent une entrave au développement de l’investissement locatif malgré les efforts de relance initiés par le dispositif Jeanbrun.

L’investissement locatif doit sortir du champ d’application des normes du HCSF afin de permettre une véritable relance de l’offre de logements.

déclare Sophie HO THONG Directrice Générale – Finance Conseil.